Objectif Les entreprises observent de près et réagissent aux activités d'innovation numérique de leurs pairs pour en tirer des avantages et atténuer les risques. S'appuyant sur la théorie de la concurrence dynamique et la théorie institutionnelle, cette étude examine l'existence d'effets des pairs dans l'innovation numérique (IN). De plus, elle explore les référentiels de prise de décision sous-jacents à ces effets des pairs à travers le cadre motivation-opportunité-capacité (MOA). Conception/méthodologie/approche En utilisant Sentence-BERT pour identifier des brevets numériques, cette étude emploie un modèle de régression de panel linéaire avec effets fixes pour analyser 7 909 échantillons d'entreprises chinoises cotées. Pour garantir la robustesse, l'étude effectue également des tests placebo, un appariement par score de propension et des méthodes de variables instrumentales. Résultats Les résultats indiquent que le niveau d'IN d'une entreprise focalisée est significativement influencé par les niveaux d'IN de ses pairs, confirmant l'existence d'effets des pairs. De plus, une équipe de direction supérieure ayant une expérience numérique et une protection de la propriété intellectuelle régionale sert de points de référence cruciaux pour la prise de décision. L'effet du statut d'une entreprise sur l'IN suit un modèle en U inversé, s'intensifiant d'abord puis diminuant par la suite. Il existe une relation en U inversé entre les effets des pairs dans l'IN et le développement durable de l'entreprise focalisée. Originalité/valeur Cette étude fait avancer la compréhension du mécanisme sous-jacent aux effets des pairs dans l'IN. Elle élargit les antécédents de l'IN et précise les conditions limites des effets des pairs. De plus, l'étude contribue au cadre MOA en l'appliquant dans un contexte inédit : l'IN influencée par les pairs au niveau organisationnel, élargissant ainsi son application théorique. Enfin, cette étude fournit de nouvelles perspectives empiriques sur la relation entre l'IN et le développement durable des entreprises.
L. et al. (mar,) ont étudié cette question.