Ce travail propose un cadre conceptuel liant l'émergence du temps en gravité quantique à l'émergence du temps social via une base logique partagée. En physique, la gravité quantique à boucles et la théorie des ensembles causaux démontrent l'absence de temps au niveau fondamental. Étendant cette perspective à la réalité sociale via la Q-méthodologie, l'étude opérationnalise les caractéristiques logiques de type quantique — contextualité, non-commutativité, superposition et effondrement — dans l'analyse de la subjectivité. S'appuyant sur la logique anhommomorphique de Sorkin, nous identifions un isomorphisme structurel entre les processus informationnels physiques et sociaux. Le cadre avance trois prédictions empiriquement testables concernant les effets d'ordre dans le tri Q, les motifs d'interférence dans les évaluations de sens, et les violations potentielles des inégalités de type Bell dans les corrélations sociales. Il soutient que le temps social émerge des réseaux communicatifs plutôt que de la conscience individuelle, répondant aux objections liées à la décohérence, aux erreurs catégorielles et à la transition des phénomènes individuels aux phénomènes collectifs. Reconnaissant des formalismes alternatifs (GTR, HMI) et des questions empiriques non résolues, l'article positionne son approche comme une forme de réalisme prudent — une hypothèse falsifiable avec des tests concrets.
Dmitry Timofeev (mer.) a étudié cette question.