Résumé : On suppose que les amis sont particulièrement influents au début de l'adolescence, alors que la surveillance des adultes diminue et que la saillance des pairs augmente. La présente étude longitudinale a testé cette affirmation, comparant la force de l'influence des amis sur la réussite académique pendant l'enfance tardive (niveaux 4-5, âges 8 à 11) à celle de la préadolescence (niveaux 6-7, âges 11 à 14) chez des jeunes des États-Unis (Floride) et de Lituanie. Les participants comprenaient 278 enfants (151 filles, 127 garçons) dans 139 dyades d'amis proches stables et 266 jeunes adolescents (133 filles, 133 garçons) dans 133 dyades d'amis proches stables. Trois mesures de la réussite académique ont été collectées au début et à la fin d'une année scolaire : des nominations par les pairs et des auto-évaluations de la performance scolaire et des notes académiques à partir des dossiers scolaires. Les résultats des analyses dyadiques longitudinales ont révélé des différences entre les groupes d'âge dans les trois indices de réussite académique. Dans les deux groupes, les amis s'influençaient mutuellement, devenant plus similaires dans les rapports académiques des pairs, des auto-évaluations et des établissements scolaires au fil du temps. Cependant, dans chaque cas, la magnitude de l'influence des amis était plus grande dans l'échantillon de préadolescent que dans l'échantillon d'enfance tardive. La réplication est une force de l'étude : des résultats similaires ont émergé dans différents lieux, suggérant que les conclusions sont robustes et généralisables à différents contextes contemporains occidentaux.
Bedard et al. (Tue,) ont étudié cette question.