Résumé Les autorités urbaines des villes néerlandaises de l'époque moderne employaient une grande variété d'agents publics pour gérer l'administration urbaine et fournir des services publics liés à la santé, à la sécurité, à l'éducation et au divertissement. Ni membres de l'élite gouvernante ni membres des guildes, ces fonctionnaires urbains intéressent les historiens du travail et de la gouvernance. Cet article démontre que l'étude de ces agents publics peut offrir des perspectives précieuses sur les attitudes prémodernes envers le travail, en particulier le travail public. En utilisant des demandes d'emploi dans des bureaux publics ainsi que des pétitions pour une meilleure rémunération, nous analysons la valeur que les agents publics des villes néerlandaises de l'époque moderne attribuaient à leurs activités professionnelles. La ville de Zwolle (vers 1550–1700) sert d'étude de cas, mettant en lumière les conditions dans lesquelles les gens décidaient de travailler dans les services publics urbains. Dans leur compétition pour les bureaux rémunérés de la ville, les candidats ont démontré une initiative individuelle considérable, allant des candidatures non sollicitées à des propositions concernant leur valeur personnelle pour la communauté civique. De même, les titulaires de bureaux exigeaient une rémunération appropriée, en adéquation avec la valeur de leur travail et leurs services pour le bien commun de la ville.
Manger et al. (Mon,) ont étudié cette question.