Introduction Les paillis agricoles sont couramment utilisés pour leurs bénéfices ; cependant, les mécanismes par lesquels ils affectent les communautés microbiennes pour moduler les propriétés du sol influençant la croissance des tomates restent mal élucidés. Méthodes Une expérience de trois ans a été menée pour comparer quatre traitements : paillage plastique seul (SBF), paillage de paille seul (SM), double paillage film-paille (SBFSF) et absence de paillage (CK). Leurs effets sur les propriétés du sol, les communautés microbiennes et la croissance des tomates ont été systématiquement évalués. Résultats Tous les traitements de paillage ont augmenté de manière significative le rendement en tomates, SBF, SM et SBFSF montrant des améliorations respectives de 32,87 %, 22,17 % et 50,17 %. Le SBFSF a présenté le poids de matière sèche le plus élevé (parties aériennes plus racines), ainsi que la longueur et la surface racinaires les plus importantes 40 jours après le repiquage, et a montré l'effet le plus marqué sur l'humidité et la thermorégulation du sol. Le SM et le SBFSF ont augmenté de manière significative le carbone organique du sol (SOC : +5,92 %, +4,04 %), l'azote total (TN : +6,34 %, +4,46 %), le potassium disponible (AK : +18,15 %, +10,91 %) et le phosphore disponible (AP : +2,60 %, +2,15 %). Le SBFSF a significativement réduit la diversité des bactéries et des champignons du sol ; cependant, il a sélectivement augmenté l'abondance relative des rhizobactéries favorisant la croissance des plantes et des micro-organismes fonctionnels impliqués dans le cycle carbone-azote, tels que le phylum bactérien des Firmicutes (+125,18 % à +193,55 %), les genres Lysobacter (+49,19 % à +186,62 %) et Bacillus (+168,56 % à +273,00 %), ainsi que les phyla fongiques Ascomycota (+7,99 % à +8,19 %) et Mortierellomycota (+11,05 % à +98,71 %), y compris le genre Trichocladium (+30,43 % à +269,95 %). En revanche, le SM et le SBF ont entraîné une augmentation de l'abondance des champignons pathogènes ( Fusarium , Cladosporium , Alternaria et Cephaliophora ), expliquant leurs performances de rendement inférieures à celles du SBFSF. Discussion L'analyse par modélisation des chemins par moindres carrés partiels (PLS-PM) a indiqué que les pratiques de paillage influençaient directement et positivement la composition des communautés bactériennes et fongiques du sol et affectaient négativement la diversité de la communauté fongique du sol, agissant ainsi indirectement sur la croissance des tomates en modulant les propriétés du sol. Ces résultats fournissent une base scientifique pour améliorer le paillage et les pratiques agricoles durables.
Li et al. (Tue,) ont étudié cette question.