Les restrictions de confinement liées à la COVID-19 ont contraint plusieurs tribunaux à réaliser des audiences à distance par vidéo ou par téléphone. Beaucoup plaident pour la poursuite de ces formats d'audience en s'appuyant sur des arguments d'augmentation de la transparence et de l'accès à la justice. Cependant, des recherches récentes ont souligné que les audiences virtuelles peuvent entraîner des procédures injustes, en particulier dans les tribunaux de première instance. De plus, cette recherche suggère que les lacunes technologiques – par exemple, le manque d'aisance informatique parmi les justiciables – peuvent influencer les résultats des affaires. Dans cet article, nous testons si l'introduction des audiences virtuelles en raison de la COVID-19 a affecté la manière dont les tribunaux de la circulation ont jugé les contraventions dans l'Arkansas. En utilisant un ensemble de données original de toutes les affaires judiciaires qui se sont déroulées dans trois tribunaux du comté de Pulaski en 2020, nous constatons que les tribunaux étaient moins susceptibles de rejeter les accusations lorsque les audiences avaient lieu par vidéoconférence. De plus, en utilisant un design de différence de différences, nous constatons que ce biais est atténué lorsque la technologie utilisée pour l'audience est égalisée entre les justiciables. Nous proposons des raisons pour cet effet et offrons certaines recommandations pour atténuer les biais inhérents aux environnements virtuels. Nos résultats invitent à davantage de recherches sur l'impact de la technologie de communication à distance sur le comportement judiciaire afin de garantir que l'utilisation à long terme des audiences virtuelles assure une justice équitable à tous les justiciables.
Hemrajani et al. (Mercredi,) ont étudié cette question.