Les rapports expérimentaux précédents sur les interactions à longue portée dans les liquides ioniques (ILs) sont en contradiction avec les prédictions théoriques et les simulations numériques. Pour éclairer les divergences dans la littérature concernant les plages expérimentales de l'écran électrostatique, revendiquées comme étant de plusieurs ordres de grandeur plus grandes, les interactions entre des paires de surfaces en mica et en borosilicate confinant des ILs sont examinées à l'aide de deux appareils de force de surface avancés et complémentaires. Indépendamment des différences de géométries de confinement (cylindres croisés, sphère-plate), de rayons de courbure (cm-mm) et de techniques de mesure (approche par étapes versus continue), deux régimes de force toujours présents sont mis en évidence. À de petites séparations de surface, les forces oscillatoires reflètent la structuration et le superposition des ILs, tandis qu'en dehors de cet intervalle, l'interaction est répulsive monotone. Dans les deux régimes, l'étendue spatiale et l'intensité de la force dépendent de manière critique des conditions de mouvement, comme le montre l'obtention de vitesses aussi faibles que 9 pm/s avec des temps d'équilibrage allant jusqu'à 90 s. À de grandes séparations, des déplacements de surface rapides génèrent des interactions à longue portée (sur des dizaines de tailles d'ions), créant l'illusion d'un underscreening anormal, tandis que des mouvements de surface de plus en plus lents rétrécissent à la fois l'intensité et la portée de la répulsion, avec des longueurs de décroissance convergeant finalement vers une longueur de screening cohérente avec la théorie de Poisson-Boltzmann avec des tailles d'ions finies. La transition d'un apparent écran à longue portée à un écran à courte portée se déroule sur près de deux ordres de grandeur dans le temps, révélant des dynamiques de relaxation lentes rappelant les phénomènes de vieillissement. Ces résultats résolvent définitivement une controverse vieille de dix ans sur les mesures de force et révèlent une dynamique riche hors équilibres. La contribution hydrodynamique à la force nette est certes cruciale à réduire, surtout lorsque les relaxations s'étendent sur des décennies dans le temps, mais approcher l'équilibre thermodynamique pendant les mesures s'avère essentiel.
Cross et al. (Mon,) ont étudié cette question.