Résumé : Les études sur la forme littéraire se séparent souvent intentionnellement d'une étude de l'histoire religieuse. Cet essai considère le travail de Mary Wollstonecraft comme une occasion d'explorer l'intersection entre la forme et l'orientation religieuse. Sa critique, ses romans et ses écrits féministes accentuent une habitude de pensée proéminente dans les œuvres du romantisme, de l'inquiétude de Wordsworth concernant les "affinités entre la religion et la poésie" au récit d'Anna Barbauld décrivant la poésie comme un "zèle enthousiaste". Dans sa Vindication of the Rights of Woman, Wollstonecraft considère le "design" providentiel comme n'étant perceptible que dans la mesure où il engage le jugement dissident des sujets humains. Cette approche du design infléchit également son analyse des œuvres littéraires ; elle ne peut "comprendre" de telles œuvres comme des entités cohérentes que lorsqu'elles sollicitent – plutôt que de réprimer – son autorité en tant que lectrice. Elle lance donc une série d'attaques contre Rousseau, Milton, et de nombreux autres écrivains en raison de leur "forme" défaillante ou totalement absente. L'essai se termine par des réflexions sur la façon dont l'argument de Wollstonecraft pourrait réviser les récits conventionnels de la forme littéraire ainsi que la relation présumée de la littérature avec les communautés religieuses et séculaires.
Mark Canuel (Sun,) a étudié cette question.