Résumé L'intensification des événements de pluies extrêmes, alimentée par le changement climatique, a exacerbé les dangers hydrologiques au Brésil, touchant des millions de personnes. Cette étude a examiné comment l'expérience antérieure des catastrophes influence l'auto-préparation des individus et les éléments clés de la résilience communautaire, suivant le modèle de Norris et al. (2008), qui inclut l'information, le capital social, la compétence communautaire et les ressources économiques. Un total de 1064 réponses à un questionnaire structuré a été analysé à l'aide du test χ2 pour identifier les associations statistiques entre les variables comportementales et l'expérience des catastrophes. Les résultats montrent que les individus ayant une expérience antérieure de catastrophes signalent des niveaux de préparation individuelle perçue plus élevés, une plus grande préoccupation concernant les impacts des fortes pluies et une sensibilité accrue au changement climatique. Cependant, l'expérience directe ne s'est pas traduite par une confiance accrue dans les mesures institutionnelles ou des perceptions plus fortes de la préparation communautaire, révélant des faiblesses dans les flux d'information et la cohésion sociale. Toutes les interprétations sont présentées strictement par rapport à l'échantillon et n'impliquent pas de généralisation à l'échelle de la population. L'étude renforce la pertinence de l'apprentissage expérientiel dans la formation de la perception du risque et de la préparation, tout en mettant en lumière les contraintes contextuelles associées aux inégalités socio-spatiales du Brésil et aux capacités de gouvernance inégales. Ces conclusions soulignent la nécessité de politiques qui renforcent la crédibilité institutionnelle, la communication participative sur les risques et les structures de préparation au niveau communautaire. Les résultats contribuent à faire progresser les stratégies de gestion des risques dans des contextes vulnérables.
Seddig et al. (Fri,) ont étudié cette question.