Les adolescents connaissent une privation de sommeil partielle chronique principalement en raison de l'heure tardive du coucher et des horaires scolaires matinaux. Les heures de coucher tardives sont en partie influencées par des rythmes circadiens décalés. La lumière vive du matin (LVM) avance (décale plus tôt) les rythmes circadiens ; toutefois, prolonger l'exposition à la lumière du soir en restant éveillé tard peut retarder l'horloge circadienne et limiter l'efficacité de la LVM. Nous avons étudié comment des durées croissantes de lumière en soirée associées à une restriction du sommeil affectent la capacité d'avance de la LVM chez les adolescents (14-17 ans). L'heure du coucher a été retardée de 0 h (n = 11), 1,5 h (n = 9), 3 h (n = 12) ou 4,5 h (n = 8), ce qui a entraîné des opportunités de sommeil de 10 h, 8,5 h, 7 h ou 5,5 h. Les participants ont reçu 90 min de LVM pendant 3 matins consécutifs tandis que l'épisode de sommeil/ténèbres se décalait progressivement plus tôt. Les participants des groupes de sommeil de 10 h et 8,5 h ont avancé respectivement de 2,0 ± 1,1 h et 0,5 ± 0,6 h. Les participants des groupes de sommeil de 7 h et 5,5 h ont retardé de 0,8 ± 1,1 h et 2,6 ± 1,2 h. Ainsi, les décalages avancés dus à la LVM ont été réduits de manière progressive avec l'augmentation de la durée de la lumière du soir et la diminution des opportunités de sommeil, produisant finalement des retards de phase. Ces résultats suggèrent que l'efficacité de la LVM est réduite chez les adolescents ayant des opportunités de sommeil restreintes associées à des heures de coucher tardives et à des horaires scolaires matinaux. Ces facteurs doivent être pris en compte dans les approches thérapeutiques basées sur les rythmes circadiens.
Monterastelli et al. (Mon,) ont étudié cette question.