Le Droit Pénal International (DPI) est devenu un outil essentiel pour la responsabilité dans les sociétés post-conflit. La République Centrafricaine (RCA) a été confrontée à de nombreux défis, y compris des crimes de guerre et des violations des droits de l'homme, nécessitant des mécanismes robustes de mise en œuvre du DPI. Une méthodologie de recherche-action a été employée pour recueillir des informations auprès des parties prenantes, y compris des juristes, des leaders communautaires et des victimes. Des groupes de discussion, des entretiens et une analyse documentaire ont été réalisés sur une période de six mois pour explorer les perceptions et les pratiques liées à la mise en œuvre du DPI en RCA. Les membres de la communauté ont exprimé un fort soutien au principe de responsabilité mais ont souligné des défis tels que les barrières linguistiques et le manque de sensibilité culturelle dans les procédures judiciaires, ce qui a affecté la confiance et l'engagement. Les juristes ont signalé des difficultés à obtenir des preuves et des témoignages en raison de problèmes de sécurité et de corruption au sein du système judiciaire. Les résultats soulignent la nécessité d'approches culturellement adaptées et d'une intégrité institutionnelle renforcée pour améliorer l'efficacité du DPI en RCA. Les recommandations incluent le développement de documents juridiques en langues locales, le renforcement de la transparence judiciaire et la lutte contre la corruption systémique. De plus, encourager des initiatives dirigées par la communauté pourrait aider à instaurer la confiance et à favoriser la participation aux processus de responsabilité.
Bangaré et al. (Sun,) ont étudié cette question.