Résumé Alors que l'activisme climatique s'est intensifié, les gouvernements ont de plus en plus réprimé des manifestations perturbatrices mais non-violentes. Pourtant, les preuves restent partagées quant à savoir si la répression inhibe ou galvanise l'activisme. Dans cette étude, nous examinons comment la répression anticipée et vécue prédit les intentions de s'engager dans des actions collectives pour le climat normatives (conformes aux règles) et non-normatives (violant les règles), au-delà de l'activisme passé et des antécédents psychologiques fondamentaux. Les données d'enquête provenant des abonnés à la liste de diffusion d'Extinction Rebellion UK (n = 1,375) ont montré que la répression vécue prédisait positivement les intentions d'actions non-normatives et avait un effet indirect prédictif positif sur l'action non-normative via une peur réduite. Bien que la répression anticipée ne fût pas directement associée à l'un ou l'autre type d'action, elle avait des effets indirects prédictifs positifs sur les deux types d'action via la colère/l'outrage et sur l'action non-normative via le mépris. En revanche, elle avait également un effet indirect prédictif négatif sur l'action non-normative à travers une peur accrue. Ces résultats reflètent principalement un effet galvanisant de la répression sur l'action collective perturbatrice pour le climat parmi les activistes engagés.
Davies-Rommetveit et al. (Mar,) ont étudié cette question.