Le cancer reste un défi majeur de santé mondiale avec des options thérapeutiques limitées. Les plantes médicinales émergent comme des candidates prometteuses pour la découverte de médicaments anticancéreux. Cette étude présente une approche innovante de pharmacologie réseau pour prédire des botaniques anticancéreux potentiels en analysant leurs profils de métabolites. Grâce à une analyse de réseau bipartite sur 3 250 plantes et 667 métabolites anticancéreux validés expérimentalement, nous avons identifié 61 plantes parmi les mieux classées, dont 85,25 % montraient des propriétés anticancéreuses connues, tandis que 14,75 % représentaient de nouveaux candidats. Une validation expérimentale supplémentaire de l'extrait de F. vulgaris a révélé son potentiel anticancéreux prédit. Les analyses biochimiques ont démontré une haute activité peroxidase (0,063 AU/min par mg de protéine), un contenu substantiel en flavonoïdes (178,33 ± 18,3 mg QE/g), et des phénoliques totaux élevés (643,3 ± 20,8 mg GAE/g). L'analyse GC-MS a identifié 22 composés bioactifs, présentant principalement des propriétés antioxydantes, anticancéreuses et anti-inflammatoires documentées. L'extrait a montré une cytotoxicité dépendante de la dose significative contre des lignées cellulaires de cancer du sein, les essais MTT montrant une inhibition significative (p < 0,0001) dans les cellules MCF-7 et 4T1. L'analyse en cytométrie de flux a confirmé une induction remarquable de la mort cellulaire, avec des taux atteignant 90,51% (MCF-7) et 97,4% (4T1) à une concentration de 10 mg/mL de l'extrait. Ces résultats expérimentaux valident de manière robuste notre approche de pharmacologie réseau pour identifier efficacement des botaniques anticancéreux à travers leurs profils de métabolites. Cette stratégie intégrative relie la prédiction computationnelle à la validation expérimentale, fournissant un cadre évolutif pour la découverte de thérapeutiques dérivées des plantes. Nos résultats explorent non seulement F. vulgaris comme un candidat prometteur, mais couvrent également le chemin pour une exploration systématique de botaniques peu étudiées en oncologie.
Samadi et al. (Fri,) ont étudié cette question.