Résumé La sur-représentation statistique de certaines caractéristiques phonologiques dans le vocabulaire de base des langues est souvent interprétée comme reflétant des schémas symboliques sonores potentiellement universels. Cependant, la plupart de ces cas n'ont pas été testés explicitement pour leur reproductibilité et pourraient être sujets à des biais dans les échantillons ou les modèles d'étude. De nombreuses études sur le sujet ne contrôlent pas adéquatement les dépendances généalogiques et areales entre les langues échantillonnées, remettant en question la robustesse des résultats. Dans cette étude, je test la robustesse d'une étude récente sur le symbolisme sonore dans les concepts de vocabulaire de base qui a analysé 245 langues. Cet article ajoute un nouvel échantillon de 2 864 langues de Lexibank. Je modifie le modèle original en ajoutant des contrôles statistiques pour les dépendances spatiales et phylogénétiques entre les langues. Les nouveaux résultats montrent que la plupart des schémas observés précédemment ne sont pas robustes, et en fait, de nombreux schémas disparaissent complètement en ajoutant les contrôles généalogiques et areales. Un petit nombre de schémas, cependant, émerge comme étant très stables même avec le nouvel échantillon. Grâce à la nouvelle analyse, il est possible d'évaluer la distribution du symbolisme sonore à une échelle plus large qu'auparavant. L'étude souligne également la nécessité de tester toutes les affirmations universelles sur la langue pour leur robustesse à différents niveaux.
Frederic L. Blum (Jeu,) a étudié cette question.