L'époque de l'Anthropocène a présenté des défis sans précédent pour les centres urbains à l'échelle mondiale. Les extrêmes météorologiques, y compris les inondations, les sécheresses et les vagues de chaleur, ainsi que la migration due aux conflits et à la dégradation environnementale, nécessitent une nouvelle approche de la conception architecturale et urbaine. L'architecture résiliente émerge comme une stratégie clé pour préparer les villes à un avenir incertain. Cet article présente des recherches du Chair of Architectural Design and Engineering à TU/e, se concentrant sur les résultats des studios de graduation explorant la résilience en architecture. Au cours des quatre dernières années, les étudiants ont examiné des villes telles que Londres, Naples, Bruxelles, et des centres urbains néerlandais comme Dordrecht et Rotterdam, développant des interventions architecturales adaptatives qui intègrent les défis climatiques. Deux studios récents sont mis en avant : Architecture résiliente 2 : Dordrecht et ses dynamiques hydriques (2019-2020) et Architecture résiliente 4 : Naples—Danser sur un volcan (2024-2025). Dordrecht, une ville historiquement façonnée par sa relation avec l'eau, fait face à des menaces existentielles dues à l'élévation du niveau de la mer et aux inondations. Naples, quant à elle, lutte contre une crise climatique, une instabilité socio-économique, et la menace imminente du supervolcan Campi Flegrei. À travers ces cas, nous explorons comment la résilience architecturale intègre l'adaptabilité climatique, la préparation aux catastrophes, et des stratégies socio-spatiales pour créer des scénarios de vie durables. La question centrale à laquelle nous cherchons à répondre est de savoir si l'architecture peut façonner de manière proactive les environnements urbains pour évoluer avec ces défis complexes. Cet article plaide pour un changement de paradigme, passant d'une posture de résistance à une de résilience, d'une approche réactive à une d'anticipation, et d'un focus sur la stabilité à un de l'adaptation.
Tom T. Veeger (Samedi) a étudié cette question.