Les architectures informatiques contemporaines sont traditionnellement optimisées en termes de consommation d'énergie, de fréquence d'horloge et de parallélisme. Cependant, cette approche néglige systématiquement les coûts physiques associés à la prise de décision, à la mesure et à l'élimination irréversible d'informations. Ce préprint montre que la véritable limitation universelle de la performance des calculs modernes n'est ni la vitesse de propagation du signal ni l'évolution intrinsèque des états computationnels, mais l'existence d'une boucle de décision critique dans laquelle se produisent des décisions irréversibles. Dans le cadre de la Thermodynamique Informatique-Énergétique (IET), une méthodologie de conception générale est formulée pour quantifier les coûts énergétiques, temporels et informationnels des processus décisionnels tant dans les systèmes classiques que quantiques. La découverte principale est la Limite de Décision IET, une limite physique sur la performance du système découlant du taux et du coût des décisions irréversibles. Des stratégies architecturales telles que la vérification différée, le regroupement de décisions et des états internes spéculatifs sont proposées pour atténuer ces goulets d'étranglement. Le cadre génère des prédictions testables et fournit des directives mesurables pour améliorer la performance dans les systèmes classiques et quantiques en minimisant les surcoûts induits par les décisions. Mots-clés : Boucle de décision, Limite de Décision IET, goulets d'étranglement computationnels, thermodynamique de l'information, mesure quantique, surcoût de contrôle, conception architecturale.
Martin Petrásek (mar,) a étudié cette question.