Comme l'histoire récente l'a montré, une écologie de l'information polluée par de fausses nouvelles, des informations erronées/désinformation et des théories du complot peut engendrer division, anxiété et haine—des forces qui posent des défis profonds à la promotion d'une citoyenneté démocratique engagée. Mais est-ce toujours le cas ? Le mouvement satirique de complotisme Les oiseaux ne sont pas réels offre un exemple curieux de la manière dont une théorie du complot fictive—que les oiseaux ont été remplacés par des drones aviaires pour espionner les Américains à partir des années 1960—peut, de manière contre-intuitive, créer des contrepúblics qui s'engagent dans une action civique démocratique à travers des plateformes numériques et la vie réelle tout en augmentant activement le bruit dans le système. Guidé par le travail théorique de Moncada sur le vigilantisme, cette analyse de contenu critique de Les oiseaux ne sont pas réels décrit comment les Vrais Oiseaux pratiquent des formes d'alphabétisation civique vigilante, des formes authentiques d'activisme dirigé par les jeunes dans lesquelles des pratiques de littératie sont déployées en dehors de et/ou contre les contraintes institutionnelles au service du bien collectif et démocratique. À travers cette étude, les auteurs suggèrent qu'au-delà de l'intégration simple de Les oiseaux ne sont pas réels dans les leçons de littératie médiatique en classe, les salles de classe d'ELA peuvent devenir des contrepúblics soucieux de la civique en leur propre droit—des espaces où les littératies des étudiants sont mobilisées pour interroger le pouvoir institutionnel, imaginer des futurs alternatifs et s'engager dans de nouvelles formes de participation civique.
Fassbender et al. (Samedi) ont étudié cette question.