Les éléments traces, en particulier les métaux lourds comme le mercure, présentent des risques significatifs pour les écosystèmes marins en raison de leurs propriétés toxiques et bioaccumulables. Les concentrations chez certaines espèces marines montrent des augmentations temporelles préoccupantes, cependant les tendances spatiotemporelles chez les mammifères marins au Royaume-Uni n'ont pas été évaluées de manière exhaustive depuis près de deux décennies. Les mammifères marins servent d'espèces sentinelles pour la santé de l'océan en raison de leur longue durée de vie et de leur niveau trophique élevé, ce qui les rend vulnérables aux polluants bioaccumulables. Le suivi des éléments traces, dans des populations fortement exposées, est crucial pour évaluer les tendances et les indices de santé, comme les maladies infectieuses. En utilisant des échantillons de tissu hépatique de 738 marsouins communs échoués au Royaume-Uni (Phocoena phocoena) collectés entre 1990 et 2021, nous avons découvert que les concentrations de mercure et de sélénium avaient augmenté, contrairement aux baisses de cadmium et de plomb. Les analyses spatiales ont révélé que les concentrations de mercure sont les plus élevées à des latitudes plus basses, tandis que le cadmium augmente vers le nord. Les niveaux de zinc, mercure, sélénium et cadmium sont significativement associés au risque de mortalité due aux maladies infectieuses. Nos résultats soulignent l'importance de surveiller les éléments traces chez les espèces sentinelles pour informer les efforts de conservation et évaluer l'efficacité des politiques de réduction de la pollution telles que la Convention de Minamata. L'augmentation des niveaux de mercure, malgré les réductions d'émissions, souligne l'urgence de mesures améliorées pour protéger la biodiversité marine et la santé des écosystèmes.
Williams et al. (Mercredi,) ont étudié cette question.