Le syndrome d’éveil non réactif (SENR), une condition caractérisée par un éveil sans conscience, présente des incertitudes médicales et morales significatives, en particulier dans la prise de décision en fin de vie. Les jumeaux numériques du cerveau (JNC), répliques virtuelles des cerveaux des patients alimentées par une intelligence artificielle avancée, offrent la possibilité d’atténuer les incertitudes médicales en fournissant des diagnostics précis, des pronostics et des plateformes expérimentales pour tester des traitements. Cet article apporte une contribution théorique en examinant l'impact éthique potentiel de ces technologies dans le contexte du SENR. Nous soutenons que, bien que les JNC promettent une plus grande précision diagnostique, des prédictions personnalisées de guérison et des outils non invasifs pour explorer les interventions thérapeutiques, ils ne résolvent pas nécessairement les incertitudes morales auxquelles sont confrontés les décideurs par procuration. Les décisions concernant le retrait ou la poursuite des traitements de maintien de la vie sont fondamentalement morales et chargées de valeurs, souvent au-delà des preuves empiriques fournies par les JNC. Des facteurs tels que les biais cognitifs, la détresse émotionnelle et les interprétations subjectives de l'intérêt supérieur compliquent davantage ces décisions. Bien que les JNC représentent une avancée dans la médecine de précision, leur rôle dans la navigation des complexités éthiques du SENR est limité, soulignant le besoin d'approches intégrées qui combinent innovation technologique avec un soutien éthique et psychologique pour les mandataires.
Comerci et al. (Fri,) ont étudié cette question.