La littérature existante sur l'activisme environnemental en Chine reste largement encadrée par le paradigme état-société, avec peu d'attention portée à la manière dont l'éthique, les relations et la subjectivité façonnent les pratiques activistes. En réponse, cet article combine les lentilles théoriques des politiques préfiguratives et de l'activisme intime pour proposer le concept d'« activisme moralement fondé ». Basé sur une étude ethnographique d'un magasin écologique et d'un centre communautaire qui promeut un mode de vie durable, le concept permet une analyse de l'environnementalisme quotidien à la fois comme moteur de transformation et comme réponse éthique à la crise environnementale. Ce faisant, il dépasse la présentation de l'environnementalisme quotidien comme une réponse stratégique à la répression croissante de la société civile sous Xi Jinping, ou comme résultant de la déviation de la responsabilité vers les individus. Cet article effectue également une intervention théorique en appelant à une plus grande attention aux formes subtiles d'agence et à l'espace flou entre les sphères publique et privée dans le paysage politique évolutif de la Chine.
Lora-Wainwright et al. (Sun,) ont étudié cette question.