Cet article remet en question la vue traditionnelle de la valorisation des entreprises, positionnant l'entreprise familiale, plutôt que l'entreprise non familiale, comme la pierre angulaire de la théorie économique. Nous présentons un nouveau cadre théorique pour expliquer la formation de la valeur dans les entreprises familiales lors des fusions et acquisitions (M&A), abordant ainsi l'énigme de valorisation de longue date dans ce contexte. En nous appuyant sur la théorie institutionnelle et l'approche socio-émotionnelle, nous soutenons que la valeur émotionnelle intégrée dans la propriété a deux dimensions distinctes mais complémentaires : la dimension économique, qui influence les flux de trésorerie à travers l'impact que la propriété familiale et la gestion familiale ont sur la stratégie de l'entreprise, et la dimension institutionnelle, qui reflète les aspects appréciatifs que les membres de la famille détiennent concernant l'entreprise, tels que l'identité, l'héritage ou le sens d'appartenance. Cette structure duale redéfinit l'interaction entre la valeur et le prix tant dans les fusions entre membres de la famille que dans les M&A de sortie, offrant une nouvelle perspective sur les dynamiques de négociation et les résultats des transactions. En intégrant la logique émotionnelle et financière, notre proposition pousse la théorie de la valorisation au-delà du paradigme rationnel et fournit une base pour de futures recherches empiriques et applications pratiques.
Ramirez et al. (Mer,) ont étudié cette question.