Cette thèse vise à procéder à une analyse minutieuse de la transformation de la forme et du sens dans la traduction des Robâïât de Omar Khayyám, dans quatre importantes traductions – deux en anglais et deux en français, des XIXe et XXe siècles. Les traducteurs des traductions sélectionnées sont Edward FitzGerald, Arthur John Arberry, Jean-Baptiste Nicolas et Gilbert Lazard. Les traductions réalisées par ces traducteurs ont offert des possibilités d’investigation dans un cadre linguistique donné. En effet, on peut se demander si les traducteurs ont transformé la signification et la forme des quatrains perses. Si oui, quelles procédures ont-ils utilisées ? Plus précisément, comment les réseaux signifiants sous-jacents ont-ils été rendus par les plus importants traducteurs anglais et français des XIXe et XXe siècles ? Par ailleurs, il s’agira d’essayer d’évaluer la qualité de l’écriture dans la langue cible de chaque traduction. En somme, cette thèse cherche à comprendre si les traducteurs sont parvenus à saisir l’importance de la signification du sous-texte et l’élégance de la forme poétique des Robâïât. Cette thèse propose une application scientifique des concepts théoriques de différents chercheurs en traductologie, linguistique et littérature. Les théories dominantes utilisées dans la présente étude sont celles d’Antoine Berman, de Henri Meschonnic, Peter Newmark, Eugene Albert Nida, Susan Bassnett, Mona Baker, Geoffrey N. Leech, I.A. Richards, Roger T. Bell, George Lakoff, Mark Johnson, Michael Hanne, et Max Black. En outre, il doit être indiqué que cette thèse vise à créer un équilibre entre deux pôles de la traductologie, à savoir celui qui s’intéresse aux traductions orientées vers la langue cible et celui qui s’intéresse aux traductions orientées vers la langue source.La traduction des Robâïât dans les langues germaniques et romanes est un sujet digne d’intérêt et propice à la discussion. Cette recherche vise à montrer que l’étude des traductions des Robâïât pourrait contribuer à mettre en évidence les difficultés et même l’impossibilité qu’il y a à rendre certaines caractéristiques de l’original persan en anglais et en français.
Bentolhoda Nakhaeï (Mon,) studied this question.