Cette étude analyse les facteurs influençant la migration des réfugiés ukrainiens pour le travail, en utilisant des données au niveau des ménages issues de l'enquête du HCR sur les intentions et perspectives des réfugiés d'Ukraine. En appliquant la régression logistique et l'appariement par score de propension (PSM), elle examine les déterminants clés, notamment le sexe, l'âge, le niveau d'éducation, le statut de résidence et la durée de retour prévue. Les résultats montrent que les hommes sont plus susceptibles que les femmes de migrer pour le travail (odds ratio : 2,01), ce qui met en évidence des barrières spécifiques au sexe. Les personnes plus âgées et celles détenues d'un niveau d'éducation plus élevé présentent des probabilités de migration plus faibles. Les réfugiés vivant dans des logements privés sont moins susceptibles de migrer, ce qui suggère que la stabilité du logement affecte la mobilité. Des durées de retour plus longues augmentent les chances de migration liée au travail (odds ratio : 1,25), tandis que voyager avec une famille plus nombreuse les réduisent. Ces résultats soulignent la complexité de l'intégration des réfugiés sur le marché du travail et la nécessité de politiques abordant les disparités de genre, la stabilité du logement et les perspectives d'emploi à long terme pour soutenir l'inclusion économique des réfugiés.
Esra Karapınar Kocağ (Fri,) a étudié cette question.