Les contraceptifs oraux combinés (COCPs) sont couramment utilisés par les femmes en âge de procréer en surpoids ou obèses, mais leurs effets métaboliques restent sous-étudiés. Cette étude pilote a examiné la faisabilité du recrutement et de la rétention de femmes en surpoids ou obèses initiant des COCPs et a évalué les changements du poids corporel, de la composition corporelle, de l'apport énergétique (EI), des comportements alimentaires et des marqueurs cardiométaboliques. Des femmes non ménopausées âgées de 18 à 40 ans présentant un indice de masse corporelle compris entre 25 et 45 kg/m2 initiant des COCPs (n = 10) ou utilisant une contraception non hormonale (NHC ; n = 10) ont été suivies pendant six mois. Les critères de jugement comprenaient le poids corporel, la composition corporelle, l'EI, des questionnaires sur le comportement alimentaire, l'évaluation momentanée écologique de l'appétit et de la satiété, ainsi que des analyses de laboratoire à jeun. Il n'y a eu aucune différence intergroupe concernant les variations de poids, d'EI ou d'appétit. La sévérité des accès d'hyperphagie boulimique a diminué chez les utilisatrices de COCPs et a augmenté chez les utilisatrices de NHC, bien que le changement intra-groupe chez les utilisatrices de COCPs ne fût pas statistiquement significatif. Des analyses exploratoires ont mis en évidence des augmentations de l'hémoglobine A1c et des triglycérides chez les utilisatrices de COCPs par rapport aux utilisatrices de NHC, tandis que la testostérone biodisponible a diminué uniquement chez les utilisatrices de COCPs. Cette étude démontre une rétention et une faisabilité élevées chez les femmes en surpoids/obèses soumises à une surveillance diététique et métabolique intensive. Bien que les résultats pondéraux aient été similaires entre les groupes, ces résultats préliminaires identifient des signaux métaboliques potentiels justifiant une confirmation dans le cadre d'études d'une puissance statistique adéquate.
Zaman et al. (Wed,) ont étudié cette question.