Introduction : L’œdème pulmonaire de haute altitude (HAPE) est une forme non-cardiogène et menaçante pour la vie d’œdème pulmonaire qui survient généralement dans les 2 à 4 jours suivant une ascension rapide au-dessus de 2 500 mètres. Il est caractérisé par une hypertension pulmonaire induite par l'hypoxie, une augmentation de la pression hydrostatique capillaire et une intégrité défectueuse de la barrière alvéolocapillaire. Les stratégies préventives actuelles incluent une ascension progressive et une acclimatation, tandis que la descente et l'oxygène supplémentaire restent les pierres angulaires du traitement. Les options pharmacologiques, y compris les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (PDE5) comme le sildenafil et le tadalafil, apparaissent comme des agents prometteurs en raison de leurs effets vasodilatateurs pulmonaires médiés par le biais de la voie de l'oxyde nitrique (NO)–cGMP. Description de l'état des connaissances : Cette revue synthétise les résultats des essais cliniques, des séries de cas et des études mécanistiques publiées au cours des trois dernières décennies pour évaluer l'efficacité et la sécurité des inhibiteurs de la PDE5 tant dans la prévention que dans le traitement de l'HAPE. Les données indiquent que le sildenafil et le tadalafil réduisent efficacement la pression artérielle pulmonaire, améliorent l'oxygénation et préservent la fonction de barrière endothéliale en conditions hypoxiques. Leur utilisation prophylactique réduit considérablement l'incidence de l'HAPE chez les individus à haut risque, tandis que l'administration thérapeutique a démontré une amélioration clinique dans les cas établis, en particulier lorsque l'utilisation de nifédipine est contre-indiquée. Cependant, les résultats de certains essais en haute altitude restent inconclusifs, et les réponses individuelles peuvent varier en fonction du profil d'ascension et de la susceptibilité. Conclusions : Dans l'ensemble, les inhibiteurs de la PDE5 représentent un complément viable dans la gestion de l'HAPE. D'autres études randomisées à grande échelle sont nécessaires pour clarifier leur utilisation optimale, leur posologie et leur efficacité comparative par rapport aux options pharmacologiques existantes.
Bednarz et al. (Mon,) ont étudié cette question.