Résumé Cet article examine le rôle de la langue dans le renforcement de la résilience face aux catastrophes pour les communautés affectées par le cyclone dans la région rurale du Malawi. Il se concentre sur les défis linguistiques rencontrés lors des efforts d'aide humanitaire dans un contexte multilingue, où l'anglais domine la communication institutionnelle, et le chichewa est largement utilisé pour la sensibilisation communautaire, bien que la plupart des communautés touchées parlent principalement des langues minoritaires locales comme le chiyao. S'appuyant sur des enquêtes menées auprès de personnel d'ONG et des populations affectées, l'étude analyse les modèles d'utilisation des langues, les pratiques de traduction formelles et informelles, ainsi que les méthodes de communication technologique. Les résultats révèlent des lacunes importantes dans les services de traduction professionnels, la dépendance à l'égard des membres bilingues de la communauté opérant de manière informelle, et l'utilisation limitée des technologies de traduction. L'absence de cadres de traduction formels entraîne souvent des barrières à la communication, en particulier avec les populations marginalisées, y compris les femmes et les citoyens analphabètes. L'article souligne la nécessité d'approches de traduction structurées, utilisant des membres de la communauté multilingues, une communication sensible à la culture et au genre, et l'intégration de la technologie afin d'assurer un accès équitable aux informations sur les catastrophes dans le but de renforcer la résilience et l'inclusivité dans les réponses humanitaires.
Todorova et al. (Mercredi,) ont étudié cette question.