Cette étude explore comment les femmes israéliennes vivent la ménopause dans le contexte du changement climatique, en mettant un accent particulier sur l’intersection entre les bouffées de chaleur internes et le stress thermique externe durant les mois d’été. En utilisant une méthodologie qualitative, 40 entretiens semi-structurés ont été réalisés avec des femmes âgées de 42 à 60 ans ayant rapporté des bouffées de chaleur comme symptôme de la ménopause. L’analyse révèle que la gestion des symptômes ménopausiques ne se fait pas de manière isolée mais est profondément imbriquée dans des contextes environnementaux, matériels et sociaux. S’appuyant sur la théorie de la Conservation des Ressources et adoptant une perspective intersectionnelle, l’étude souligne l’importance des ressources personnelles, interpersonnelles, matérielles et sociales dans la gestion du double fardeau de la chaleur interne et externe. Sur la base de ces conclusions, le « Modèle d’Adaptation Intérieur-Extérieur » est proposé pour conceptualiser les dimensions stratifiées et intersectionnelles de l’adaptation. Bien que les femmes ménopausées devraient être reconnues comme une population vulnérable dans les politiques de santé et de climat, il est aussi essentiel de reconnaître leur capacité d’agir et leur créativité face aux défis. Il est impératif de développer des interventions sensibles au genre et au climat qui répondent aux besoins spécifiques des femmes en milieu de vie.
Awad et al. (mar.,) ont étudié cette question.