Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la Grande-Bretagne a engagé un chemin de constitutionnalisme libéral après la Glorieuse Révolution de 1688, tandis que la France a emprunté le chemin de la démocratie révolutionnaire. La guerre de Sept Ans a encore approfondi cette divergence des chemins de développement. Fondamentalement, la production capitaliste a pris racine au Royaume-Uni après la Glorieuse Révolution, et les droits politiques de la bourgeoisie ont été progressivement élargis. Cela a jeté les bases d'une coalition parmi les classes supérieures, unissant la noblesse terrienne traditionnelle et la nouvelle aristocratie commerciale, atténuant ainsi les contradictions de classe — dotant ainsi la Grande-Bretagne de conditions favorables à sa victoire dans la guerre de Sept Ans. Cette victoire ultime a consolidé l'alliance entre la bourgeoisie et l'appareil d'État, allégeant ainsi les conflits internes et soutenant la position dominante du conservatisme politique, renforçant ainsi le chemin de la Grande-Bretagne vers le constitutionnalisme libéral. Cela a permis à la Grande-Bretagne de faire avancer sa modernisation politique par la réforme continue plutôt que par la révolution. En revanche, la monarchie absolue de France avait depuis longtemps provoqué des conflits d'intérêts entre le monarque et les différentes classes sociales, y compris la bourgeoisie, les aristocrates terriens et les aristocrates financiers, avant la guerre. La réduction des colonies françaises et l'augmentation des impôts suite à la défaite dans la guerre de Sept Ans ont encore exacerbé une série de contradictions internes en France. Le démocratisme révolutionnaire est apparu comme la conséquence inévitable de ces contradictions apparemment irréconciliables, conduisant la France sur un chemin de modernisation politique guidé par la révolution démocratique. Cet article explore les manifestations, causes et impacts de la divergence entre deux chemins européens de modernisation politique — le constitutionnalisme libéral et la démocratie révolutionnaire — au milieu du XVIIIe siècle, prenant comme études de cas la Grande-Bretagne et la France après la guerre de Sept Ans.
Song Hongri (Thu,) a étudié cette question.