La Vision 2030 de l'Arabie Saoudite est très ambitieuse en termes d'exigences en capital humain qualifié. Cette étude tente de comprendre les désalignements très critiques dans le système d'éducation professionnelle de l'Arabie Saoudite par rapport aux exigences en capital humain qualifié de la Vision 2030. Malgré des dépenses importantes pour de nouvelles réformes, l'Éducation et la Formation Techniques et Professionnelles (EFTP) présente certains problèmes systémiques, l'empêchant de soutenir la diversification économique et de réduire la dépendance à la main-d'œuvre étrangère. Cette recherche identifie trois obstacles majeurs à travers une analyse approfondie de l'étude : un décalage constant entre ce que les industries modernes nécessitent et ce que la formation propose ; un stigmate social profondément ancré et mal compris contre ce type de profession ; et, surtout, une sérieuse déficience en compétence linguistique en anglais parmi les diplômés. Les méthodes pédagogiques obsolètes et centrées sur l'enseignant échouent à préparer adéquatement les étudiants aux compétences pratiques, communicatives et de résolution de problèmes exigées par des secteurs mondialisés tels que le tourisme, l'énergie renouvelable et la fabrication avancée. Les données d'interview tant des instructeurs que des étudiants révèlent plusieurs problèmes significatifs concernant les anciennes ressources, une préparation insuffisante à la communication en langue étrangère pour les lieux de travail et la sécurité, ainsi qu'une mise en œuvre incohérente des politiques. Cela signifie qu'atteindre la Vision 2030 nécessite une réforme fondamentale impliquant la construction d'un programme en partenariat avec l'industrie, un passage à un apprentissage authentique basé sur des tâches, en particulier dans l'enseignement de l'anglais, et la mise en œuvre de campagnes nationales pour rehausser le statut social des professions vocationales.
Singh et al. (Fri,) ont étudié cette question.