L'utilisation de biopolymères pour l'encapsulation d'ingrédients actifs est une approche bien établie, la gélification ionotrope représentant une technique viable. Cette méthode permet l'utilisation de divers agents réticulants, bien que les propriétés physico-chimiques des matériaux résultants puissent varier selon le réticulant choisi. Cette étude visait à évaluer les ions calcium (Ca2+) et aluminium (Al3+) comme agents réticulants pour la formation de microbilles de carboxyméthylcellulose (CMC) capables de transporter des agents biologiques. Après analyses comparatives, le réticulant le plus efficace a été utilisé pour encapsuler le champignon entomopathogène Beauveria bassiana souche IBCB66. L'encapsulation de B. bassiana dans une matrice de biopolymère s'est révélée une stratégie prometteuse pour préserver ses propriétés de lutte biologique. Les billes réticulées avec Al3+ (CMCAl3+) ont démontré une stabilité thermique supérieure (Tₘax de 165,76 et 386,71 °C) et une capacité de gonflement (≈800 %) comparées à celles réticulées avec Ca2+ (Tₘax de 211,78, 223,22, 309,29 et 368,95 °C, et capacité de gonflement d'environ 200 %). Les billes CMCAl3+ présentaient également une taille moyenne uniforme (1,92 ± 0,11 mm), contrairement aux conglomérats hétérogènes observés dans les billes CMCCa2+. Les blastospores de B. bassiana ont été efficacement encapsulées dans les billes CMCAl3+ via une méthode simple et rapide, avec une germination de 85 % observée à la surface des billes après cinq mois de stockage à −18 °C. Ces résultats indiquent que l'aluminium est un agent réticulant prometteur pour les matrices d'encapsulation à base de CMC dans les applications de lutte biologique.
Zaldivar et al. (ven.) ont étudié cette question.