Introduction : Les nanoparticules d'argent (AgNPs) synthétisées de manière verte à l'aide d'extraits de plantes représentent une alternative durable pour la thérapie anticancéreuse, offrant une cytotoxicité ciblée avec des effets secondaires réduits. Cette revue systématique visait à évaluer la synthèse, la caractérisation et l'efficacité anticancéreuse in vitro des AgNPs médiées par les plantes contre les lignées cellulaires du cancer colorectal (CRC). Méthodes : Suivant les directives PRISMA, une recherche bibliographique exhaustive a été conduite dans les bases de données PubMed, Scopus, ScienceDirect et Google Scholar de 2010 à 2024. Les études ont été incluses si elles rapportaient la synthèse verte d’AgNPs utilisant des extraits aqueux de plantes et évaluaient les effets cytotoxiques contre des lignées cellulaires CRC in vitro. Les données clés, telles que la taille, la forme des nanoparticules, les valeurs IC50, les paramètres de synthèse et les mécanismes d’action, ont été extraites et synthétisées. Résultats : Dix-neuf études répondaient aux critères d'inclusion. Les AgNPs ont été synthétisées avec plus de 20 espèces végétales, produisant majoritairement des particules sphériques de tailles comprises entre 3,9 et 76 nm. De puissants effets cytotoxiques ont été observés contre les lignées CRC telles que HCT-116, HT-29, Caco-2 et SW480. Les nanoparticules les plus efficaces, avec des valeurs IC50 <5 μg/mL, ont été synthétisées à partir d’Annona muricata et Plumeria alba. Les mécanismes d’action comprenaient la génération d’espèces réactives de l’oxygène (ROS), la dysfonction mitochondriale, la fragmentation de l’ADN et l’induction de l’apoptose. L’efficacité anticancéreuse était étroitement liée à la taille des particules, à la charge de surface et au revêtement phytochemical. Conclusion : Les AgNPs synthétisées de façon verte ont montré une activité anticancéreuse prometteuse contre les lignées cellulaires CRC, avec une efficacité améliorée liée à une taille plus petite et à des revêtements phytochemical bioactifs. Malgré leur potentiel, la standardisation des protocoles de synthèse et des études in vivo et mécanistiques supplémentaires sont essentielles pour soutenir la traduction clinique.
Shafie et al. (Ven,) ont étudié cette question.