Cette étude vise à identifier les facteurs clés nécessaires pour que l’art médiatique immersif ne soit pas uniquement une mode passagère ou une nouveauté technologique, mais devienne un contenu culturel durablement actif. Pour cela, une analyse AHP (Processus d’Analyse Hiérarchique) a été réalisée auprès d’experts du secteur disposant d’une expérience en planification et gestion d’expositions d’art médiatique immersif, afin de déterminer empiriquement la structure et l’importance relative des facteurs d’activation. Après revue bibliographique et collecte des avis d’experts, les facteurs d’activation ont été structurés en trois grands groupes : contenu, expérience et marketing, avec des items d’évaluation détaillés pour chacun. Les résultats montrent que les facteurs liés au contenu représentent la part la plus importante en termes d’importance globale, suivis par les facteurs liés à l’expérience et au marketing. Plus précisément, au niveau des sous-items, des éléments liés au contenu tels que la reconnaissance de l’artiste, l’originalité et la commercialisabilité des œuvres sont évalués comme des facteurs d’activation essentiels, tandis que les éléments de l’expérience, comme la stimulation sensorielle et l’aménagement de l’espace, montrent également une importance relative élevée. En revanche, les stratégies tarifaires et les actions de marketing viral post-événement sont perçues comme moins importantes. Ces résultats suggèrent que la réussite de l’art médiatique immersif dépend davantage de l’identité artistique du contenu et de la qualité de la conception de l’expérience que des simples activités promotionnelles ou réalisations techniques. Cette recherche apporte une contribution en proposant des critères stratégiques basés sur les perceptions d’experts pour l’activation de l’art médiatique immersif, fournissant ainsi des directives pratiques aux programmateurs, gestionnaires d’expositions et décideurs politiques. Par ailleurs, elle peut servir de base pour étendre les recherches sur les contenus culturels centrés sur l’expérience et espère stimuler des études futures pour le développement durable de l’art médiatique immersif.
Park et al. (Sat,) ont étudié cette question.