Cette étude a exploré l'association prospective entre la victimisation par des pairs et la solitude des adolescents laissés pour compte et a examiné le rôle modérateur de l'activité du système nerveux sympathique (SNS) ainsi que les différences potentielles en fonction du statut de laissé pour compte et du genre. Un total de 471 adolescents chinois (50,1 % de garçons ; âge moyen = 13,43 ans, écart-type = 0,47) ont complété des mesures de victimisation par des pairs, d'activité SNS (indexée par la réactivité du niveau de conductance cutanée, SCLR) et de solitude au Temps 1. La solitude a été réévaluée six mois plus tard (Temps 2). Les résultats ont révélé que la victimisation par des pairs au T1 était positivement associée à la solitude au T2. La SCLR était positivement associée à la solitude subséquente uniquement chez les garçons issus de familles migrantes avec les deux parents. De plus, une SCLR plus basse a atténué l'association entre la victimisation par des pairs au T1 et la solitude au T2 uniquement chez les adolescents issus de familles migrantes avec un seul père. Ces résultats indiquent que les modèles d'interaction entre la victimisation par des pairs et l'activité SNS en relation avec la solitude ultérieure varient en fonction du statut de laissé pour compte des adolescents.
Wang et al. (Mon,) ont étudié cette question.