Alors que la transformation numérique est principalement présentée comme un catalyseur d'efficacité, les changements structurels induits par la numérisation semblent générer une érosion masquée des conditions de travail qui remet en question la vision plus large du travail durable. En se concentrant sur quatre pays d'Europe centrale, cette recherche explore la manière dont les environnements de travail contemporains dissimulent des baisses de la qualité de l'emploi. S'appuyant sur des données d'enquête originales, l'étude identifie plusieurs sources critiques de cette détérioration, notamment l'augmentation de la charge de travail non rémunérée, l'érosion du droit à la déconnexion et la pression croissante du présentéisme numérique. L'analyse révèle que ces changements masqués sont particulièrement prévalents chez les travailleurs en télétravail ou en mode hybride, ainsi que chez ceux qui se trouvent dans la première décennie de leur carrière professionnelle. Les travailleurs plus jeunes semblent particulièrement vulnérables au brouillage des frontières entre vie professionnelle et vie privée et à l'obligation de rester disponibles pendant la maladie. Les questions de recherche ont été traitées à l'aide de tests statistiques appropriés et par la construction d'un indice des conditions de travail liées à la numérisation (WCDI). Ces résultats soulignent la nécessité d'une compréhension plus large de l'impact de la transformation numérique sur la durabilité du travail dans la pratique.
Tusińska et al. (Tue,) ont étudié cette question.