Cette paper soutient une nouvelle façon d'aborder les problèmes métaphysiques du temps en réexaminant le concept de temps à travers le prisme de la théorie représentationnelle de l'esprit et de l'épistémologie kantienne. À titre d'exemple de tels problèmes, il examine le débat historique sur la nature discrète ou continue du temps en établissant des parallèles entre les paradoxes de Zénon et les antinomies de Kant. Je soutiens qu'il existe de bonnes raisons de considérer certaines propriétés du temps comme des projections de l'esprit, soutenues par des aperçus issus à la fois des sciences cognitives et de la phénoménologie. En me basant sur cette fondation, j'introduis le terme d'événement fallacieux pour désigner ce qui existe dans notre monde représentationnel en tant que constituants ontologiques. Je soutiens en outre que l'examen des différentes formes de représentation révèle une structure hiérarchique dans le contenu du monde, permettant une distinction claire entre trois catégories de représentation : représentations de premier niveau, de second niveau et de niveau supérieur. Dans cette perspective, les moments du temps se révèlent être des représentations de niveau supérieur ; ils ne sont pas des constituants du monde mais des outils interprétatifs projetés sur celui-ci. La question « Le temps est-il continu ou discret ? » est donc une erreur de catégorie, reflétant les limites de notre cadre représentationnel plutôt qu'une véritable propriété métaphysique du temps.
Eren Taha Yalçın (ven,) a étudié cette question.
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