Posséder quelque chose, c'est perdre quelque chose : Partant de cette affirmation apparemment contradictoire, cet essai invoque divers registres pour dédéfinir les manières dont la propriété structure la subjectivité, les relations mondiales et les affects. Entrelacés au colonialisme, au racisme et au sexisme, les concepts de propriété ont trouvé un écho dans la piraterie et le "droit d'auteur postcolonial". Au niveau théorique, une rayure et une inversion du temps sont nécessaires pour défaire la violence liée à la propriété et ses mentalités. Au niveau de la pratique artistique, de nouveaux modes d'appropriation deviennent imaginables. Et bien que les biens communs ne seront pas restaurés, plusieurs modes d'avoir et de communisation sont possibles.
Ulrike Bergermann (mercredi) a étudié cette question.