L'atténuation de la biodiversité est un outil pour atténuer la perte de biodiversité en compensant les impacts humains défavorables sur une espèce ou son habitat. Cependant, l'efficacité de l'atténuation est débattue et doit être considérée comme un dernier recours par rapport à la protection ou à la gestion. Nous avons exploré la mise en œuvre d'une approche d'atténuation en Ontario, Canada, connue sous le nom de permis de bénéfice global (PBG). Un PBG autorise une activité qui nuira à une espèce menacée d'extinction ou à son habitat, à condition que des actions soient prises pour obtenir un bénéfice global (plus qu'une absence de perte nette) pour l'espèce. Nous avons catégorisé et comparé les actions à travers 412 PBG délivrés de 2008 à 2023. Parmi les 264 espèces en danger listées en Ontario, 22 % étaient représentées dans les PBG, mais 57,4 % des permis ne comprenaient que 8 espèces. Les actions pour obtenir un bénéfice global étaient principalement ciblées sur la gestion des terres et de l'eau (48,3 %), suivies de la gestion des espèces (17,8 %) et du suivi (13,8 %). Les critères de bénéfice global n'étaient pas systématiquement respectés à travers les permis, avec seulement la moitié de tous les permis spécifiant un calendrier pour l'achèvement. Nous recommandons d'améliorer l'approche de bénéfice global en priorisant des actions qui peuvent directement augmenter la résilience des populations et la pertinence de l'habitat, en incluant des délais clairs, et en surveillant la conformité pour s'assurer que les résultats sont atteints.
Lysyk et al. (Thu,) ont étudié cette question.