Lors de la construction du tunnel de base de Semmering, deux puits d'une profondeur d'environ 250 m ont été excavés depuis l'accès intermédiaire de Göstritz dans le lot SBT 1.1. Pendant l'enfoncement des puits dans des brèches mal consolidées, une érosion régressive s'est produite le long des fractures existantes derrière le revêtement en béton projeté, provoquant des infiltrations d'eau et de matériaux dans le puits. Une campagne de coulis extensive a été exécutée, permettant enfin une réduction significative des infiltrations d'eau et des phénomènes d'érosion. Par la suite, la modification de la gestion des eaux souterraines s'est révélée être un facteur clé : Le système de collecte des eaux externes d'origine avec des drains annulaires en dehors du revêtement en béton projeté a été abandonné au profit d'un drainage systématique des eaux souterraines dans le puits. Cette modification a minimisé considérablement les nouveaux chemins d'eau derrière le revêtement en béton projeté, réduisant ainsi les canaux d'érosion potentiels. Pour des projets similaires, il est recommandé de gérer les eaux souterraines dans des couches non érodables, d'éviter les systèmes de drainage externes, de couler immédiatement des spots avec des infiltrations d'eau trouble, et de minimiser le perçage à travers le revêtement.
Lenz et al. (Tue,) ont étudié cette question.