Le traitement immunosuppresseur aide à réduire le risque de rejet après la transplantation. Cependant, il est important d'être conscient des toxicités potentielles qui peuvent se développer après le début de cette thérapie. Le tacrolimus est actuellement l'inhibiteur de calcinéurine de choix dans la thérapie immunosuppressive post-transplantation, et sa variabilité intra-patient (Tac-IPV) a été proposée ces dernières années comme un biomarqueur utile dans les résultats post-transplantation. Nous avons réalisé une étude observational rétrospective chez 195 receveurs de greffes pulmonaires pour déterminer l'impact potentiel de la Tac-IPV en tant que biomarqueur dans le développement de toxicités cardiovasculaires et d'insuffisance rénale dans l'évolution post-transplantation. Différentes mesures de calcul de la Tac-IPV ont montré des associations statistiquement significatives avec le développement d'hypertension artérielle de novo dans l'analyse univariée : l'écart type (p = 0,016 pour les valeurs Cmin de tacrolimus ; p = 0,022 pour les valeurs ajustées selon la dose de tacrolimus) ; le coefficient de variation (p = 0,021 pour Cmin ; p = 0,031 pour les valeurs ajustées selon la dose) ; et la déviation absolue moyenne (MAD) (p = 0,043 pour Cmin ; p = 0,033 pour les valeurs ajustées selon la dose). Les patients ayant une MAD ≥ 16,47 % avaient un risque plus élevé d'insuffisance rénale (p = 0,045). Dans notre étude, différentes mesures de Tac-IPV étaient associées à l'hypertension artérielle lors du suivi de la transplantation pulmonaire. Les patients avec une Tac-IPV élevée, utilisant la MAD comme mesure, montraient un risque accru d'insuffisance rénale. Aucune autre association statistiquement significative n'a été trouvée pour les autres événements étudiés.
Nogueiras‐Álvarez et al. (Thu,) ont étudié cette question.