La bioregionalisation est un système hiérarchique qui catégorise les zones géographiques selon leur composition biologique et leur histoire évolutive. Bien qu'une bioregionalisation globale ait été proposée pour les angiospermes, cela fait défaut pour des familles de plantes d'importance mondiale, telles que les orchidées. Nous avons utilisé 732 359 enregistrements de distribution d'orchidées et une phylogénie de 19 123 espèces pour définir la bioregionalisation globale des orchidées basée sur la diversité bêta phylogénétique à une résolution de 200 × 200 km. En utilisant la bioregionalisation résultante, nous avons analysé les facteurs environnementaux qui déterminent la formation des royaumes. De plus, nous avons évalué l'effet de l'exhaustivité de l'échantillonnage, de différentes mesures et de résolutions spatiales. Nous avons identifié six royaumes globaux d'orchidées (australien, andin–patagonien, néotropical, afrotropical, indo-malais et holarctique) et 10 bioregions ; quatre principales zones de transition ont également été détectées. La précipitation et la température moyennes annuelles, ainsi que la saisonnalité des précipitations et des températures, ont eu l'influence la plus forte sur la délimitation des royaumes. Nous présentons une bioregionalisation globale pour les orchidées, identifiant les facteurs environnementaux qui déterminent les royaumes. Plus généralement, ces résultats soulignent l'importance de la bioregionalisation pour comprendre les schémas évolutifs des familles taxonomiques. En utilisant une méthodologie complète en sept étapes, nous soulignons la nécessité de tenir compte de l'exhaustivité de l'échantillonnage et de la résolution spatiale dans de telles analyses.
Jiménez‐López et al. (Wed,) ont étudié cette question.