RÉSUMÉ Les vésicules extracellulaires (EV) produites par des bactéries à Gram négatif ont suscité un intérêt scientifique croissant ces dernières années en raison d'une compréhension accrue de leurs rôles dans la pathogénie et leur potentiel biotechnologique. Cependant, l'isolement de telles nanoparticules est techniquement difficile. Ici, nous avons évalué un protocole rapide et reproductible pour l'isolement des EV à partir de bactéries cultivées sur un milieu solide, en analysant spécifiquement les espèces à Gram négatif du genre Acinetobacter, Aeromonas, Escherichia, Enterobacter, Klebsiella et Pseudomonas. En plus d'éviter de grands volumes de culture, la méthode était reproductible, relativement rapide, compatible avec plusieurs analyses en aval, y compris la cytométrie en flux, la MET et la NTA, tout en produisant des profils de nanoparticules spécifiques aux souches avec une pureté acceptable. Nos résultats montrent également que les souches de Pseudomonas et d'Aeromonas étaient respectivement les plus grands et les plus petits producteurs d'EV. Bien que la méthode co-isole souvent des filaments, des isolats purs ont également été obtenus. La comparaison de l'isolement des EV à partir de cellules cultivées sur milieu solide avec celles cultivées en milieu liquide a montré que la croissance solide produisait de manière cohérente plus de nanoparticules. La méthodologie représente une approche précieuse pour l'isolement des EV bactériens et peut servir de première étape importante dans le flux de travail de recherche sur les EV.
Guardatti et al. (Sun,) ont étudié cette question.