Les faibles taux de fécondité affectent de nombreux pays développés, qui peinent à trouver des mesures appropriées pour contrer ce phénomène. Le Japon a particulièrement attiré beaucoup d'attention sur cette question en tant que l'un des pays avec les taux de fécondité les plus bas au monde. Depuis le "choc de 1,57" en 1990, période durant laquelle l'opinion publique a commencé à remarquer le problème démographique, divers chercheurs ont discuté des raisons du phénomène "shôshika" (faible taux de natalité) au Japon, donnant lieu à une vaste littérature sur le sujet. Alors que certaines personnes ont identifié les difficultés liées à l'équilibre travail-vie personnelle comme la principale cause du faible taux de natalité, d'autres ont vu la détérioration de l'économie comme un problème important. Cependant, ces évaluations se réfèrent uniquement aux problèmes liés aux couples mariés, que l'auteur de cet article propose de nommer la "théorie du post-mariage." Bien qu'il ne faille pas ignorer les luttes des couples mariés pour avoir des enfants, celles-ci ne sont peut-être pas les principaux aspects qui expliquent le phénomène shôshika. Cet article tente de recentrer la question shôshika sur les difficultés prénuptiales de fonder une famille. Basé sur une revue de la littérature académique depuis les années 1990, cet article soutient que les principales causes de la crise démographique japonaise sont les difficultés auxquelles les personnes seules font face pour rencontrer un partenaire de mariage. Bien que l'on ne sache pas encore si la pandémie de coronavirus aggravera une situation déjà critique pour le Japon, il est crucial de comprendre les causes du faible taux de fécondité dans l'archipel.
Sonny Bardot (Jeu,) a étudié cette question.
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