La demande croissante de production pétrolière et gazière offshore en eaux profondes a motivé le développement de technologies permettant la surveillance continue, fiable et rentable des équipements sous-marins. Les techniques d'inspection traditionnelles reposent sur des ROV et des AUV, entraînant des retards entre l'acquisition et la récupération des données, ainsi que des coûts opérationnels élevés. Les systèmes de communication acoustique sous-marine représentent une alternative attrayante pour transmettre des données de surveillance à la surface en temps réel. Ce travail évalue la faisabilité de la mise en œuvre d'un lien de communication acoustique sous-marine pour la transmission de données dans des environnements en eaux profondes, en tenant compte des conditions environnementales et des caractéristiques des canaux acoustiques. En utilisant le modèle de traçage de rayons BELLHOP, des simulations ont été effectuées pour prédire la perte de transmission, les effets de multipath, le bruit ambiant et le rapport signal/bruit (SNR) résultant pour différentes configurations de modem et fréquences de fonctionnement. Les résultats démontrent que la performance du lien sous-marin dépend fortement de la fréquence, de la distance et de la variabilité environnementale. L'étude identifie des relations optimales fréquence-plage, quantifie les limitations imposées par la perte de transmission et le bruit ambiant, et fournit des orientations pour le choix des paramètres de modems acoustiques pour de vraies applications de surveillance sous-marine. Le SNR pour trois modèles de modems fonctionnant à différentes fréquences illustre la capacité de détection du signal dans l'environnement marin. Les différences entre les modems A, B et C sont définies par leurs spécifications techniques et leur performance dans le canal acoustique sous-marin du bassin de Campos. La capacité de transmission de données est soutenue par les débits de données fournis par les modems analysés. Les faibles fréquences du modem A (9,75 kHz) obtiennent le SNR le plus élevé, permettant une surveillance à longue distance. À des fréquences plus élevées, le modem C (78 kHz) permet une communication à courte distance. Le modem B (35 kHz) offre un bon équilibre entre le débit de données et la consommation d'énergie, ne consommant que 1 W, ce qui le rend très viable pour les systèmes de surveillance qui dépendent des batteries et nécessitent un fonctionnement à long terme. Les résultats soutiennent la faisabilité d'intégrer la communication acoustique sous-marine dans les architectures de surveillance sous-marines, permettant un contrôle plus efficace des systèmes de production en eaux profondes. L'analyse conclut que la viabilité du projet dépend du choix d'un système où le SNR et la portée répondent aux exigences spécifiques de surveillance.
Ribeiro et al. (mar), ont étudié cette question.