Contexte/Objectifs : Des preuves antérieures suggèrent que les facteurs psychosociaux peuvent jouer un rôle important dans la détermination de l'adhésion au traitement médicamenteux chez les personnes atteintes de maladies chroniques ; cependant, la relation entre le coping adaptatif et l'adhésion au traitement médicamenteux chez les adultes atteints de diabète de type 2 (T2D) reste incohérente, et les données issues de contextes à revenu faible et intermédiaire, y compris le Mexique, sont limitées. Compte tenu du fardeau élevé du T2D et de la prévalence persistante de la non-adhésion au traitement dans cette population, la compréhension des déterminants psychosociaux potentiellement modifiables est particulièrement pertinente. Par conséquent, notre objectif était d'évaluer l'association entre le coping adaptatif et l'adhésion au traitement médicamenteux chez des adultes mexicains atteints de T2D. Méthodes : Nous avons réalisé une étude analytique transversale auprès de 564 adultes fréquentant deux centres de soins primaires à Hidalgo, au Mexique. Le coping adaptatif a été évalué à l'aide de la Coping and Adaptation Processing Scale, et l'adhésion au traitement médicamenteux a été mesurée avec l'échelle d'adhésion médicamenteuse Morisky–Green–Levine à quatre items. Les associations d'intérêt ont été évaluées par des modèles de régression de Poisson pour estimer les ratios de prévalence et les intervalles de confiance à 95 %, en ajustant pour les facteurs de confusion. Résultats : La prévalence de la non-adhésion au traitement médicamenteux était de 81,4 %. Chaque augmentation de 20 points du coping adaptatif était associée à une prévalence de non-adhésion inférieure de 4,8 % dans les modèles ajustés (RP = 0,95 ; IC 95 % : 0,92–0,98), sans modification significative de l'effet selon le sexe ou le niveau d'éducation. Conclusions : Un coping adaptatif moindre était associé à une prévalence plus élevée de non-adhésion au traitement médicamenteux chez les adultes atteints de T2D. Ces résultats contribuent à la littérature décrivant les facteurs psychosociaux dans le contexte des soins du diabète et situent le coping parmi les caractéristiques psychosociales rapportées chez les personnes gérant le diabète de type 2 en soins primaires.
Mejía-Blanquel et al. (Mercredi,) ont étudié cette question.