Résumé Contexte : Le cancer de la vessie infiltrant le muscle (MIBC) est généralement traité par cystectomie radicale (CR) ou radiothérapie (RT). Cependant, ces deux approches présentent des limitations importantes : la CR a un impact majeur sur la qualité de vie et un risque élevé de métastases, tandis que la RT, bien qu'elle préserve la vessie, présente un taux de récidive d'environ 30 %, principalement dû à la présence de tumeurs radio-résistantes. Cette étude explore le potentiel de la combinaison de l'immunothérapie adoptive par cellules tueuses naturelles (NK) avec la RT afin d'améliorer l'efficacité et d'offrir une alternative plus efficace de conservation de la vessie. Méthodes : Trois lignées cellulaires humaines de cancer de la vessie (UM-UC3, UM-UC1, RT4) ont été traitées par RT (2 × 3 Gy), cellules NK (5 × 10^6 cellules IV, deux fois par semaine pendant deux semaines), ou la combinaison des deux. La viabilité cellulaire a été évaluée à l'aide d'un test colorimétrique Kit-8 à des ratios effecteur-cible (1:1, 2:1, 5:1). L'efficacité in vivo a été testée dans un modèle murin sous-cutané. La pertinence clinique a été examinée à partir des données transcriptomiques spatiales NanoString GeoMx provenant de patients MIBC traités par RT (répondeurs n = 107; non-répondeurs n = 35). L'infiltration NK et les signatures géniques associées aux NK ont été analysées via Singscore et la déconvolution xCell. Résultats : La RT a significativement réduit la viabilité dans les cellules UM-UC3 et RT4 (p<0,01), et la combinaison RT+NK a encore renforcé la cytotoxicité (p<0,001). Dans UM-UC1, les cellules NK seules ont diminué la viabilité de manière significative (p<0,001), sans réduction additionnelle en combinaison avec la RT. In vivo, la thérapie combinée a produit une réduction soutenue de la croissance tumorale comparée à la RT seule (p=0,0117) ou à la thérapie NK seule (p=0,0004), démontrant une meilleure efficacité thérapeutique. Cliniquement, les répondeurs présentaient une infiltration NK plus élevée (p<0,01), des scores anti-tumoraux NK élevés (p<0,01), et une expression accrue de MICA, NKG2C, et HLA-E, molécules impliquées dans l’activation des cellules NK et la reconnaissance des cellules cibles (tous p<0,05). Conclusion : Globalement, nos résultats suggèrent que les cellules NK peuvent jouer un rôle important dans l'amélioration de la réponse à la RT dans le MIBC. Nous avons observé que la combinaison de la thérapie par cellules NK avec la RT conduisait à un meilleur contrôle tumoral dans des modèles précliniques, et les données cliniques ont corroboré ces résultats en montrant que les patients répondeurs à la RT présentaient une infiltration NK accrue et une expression de marqueurs immunitaires clés. Bien que des études supplémentaires soient nécessaires pour confirmer ces résultats, ce travail s'ajoute aux preuves croissantes que les cellules NK pourraient moduler la réponse au traitement. Explorer davantage ce domaine pourrait aider à identifier les patients susceptibles de bénéficier des stratégies combinées et orienter les efforts futurs vers des approches plus personnalisées dans le MIBC. Format de citation : Fatima Inigo, Jose Mansure, Eva Michaud, Brian Meehan, Tanner Connell, Ciriaco Piccirillo, Wassim Kassouf. Investigating the combination of natural killer immunotherapy with radiation therapy for muscle invasive bladder cancer abstract. Dans : Proceedings of the American Association for Cancer Research Annual Meeting 2026 ; Partie 1 (résumés réguliers) ; 17-22 avril 2026 ; San Diego, CA. Philadelphia (PA) : AACR ; Cancer Res 2026 ; 86(7 Suppl) : résumé n°2564.
Inigo et al. (ven.) ont étudié cette question.
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