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Un exercice excentrique extrême ou inhabituel peut provoquer des lésions musculaires induites par l'exercice, caractérisées par des changements structurels impliquant des dommages aux sarcomères, au cytosquelette et aux membranes, avec une perméabilité augmentée de la sarcolemme pour les protéines. D'un point de vue fonctionnel, la transmission de force perturbée, l'homéostasie du calcium altérée, la perturbation du couplage excitation-contraction, ainsi que des changements métaboliques entraînent une perte de force. Il est important de noter que le traumatisme provoque également une réponse inflammatoire et se manifeste cliniquement par un gonflement, une diminution de l'amplitude des mouvements, une tension passive accrue, des douleurs et une diminution transitoire de la sensibilité à l'insuline. Bien qu'étant dommageable et influençant fortement la capacité à réaliser des séries répétées d'exercice, les changements produits par les lésions musculaires induites par l'exercice semblent jouer un rôle crucial dans l'adaptation myofibrillaire. De plus, l'exercice excentrique entraîne une hypertrophie plus importante que les contractions isométriques ou concentriques et nécessite moins d'énergie métabolique et de stress cardiovasculaire, ce qui le rend particulièrement adapté aux personnes âgées et aux personnes atteintes de maladies chroniques. Cette revue se concentre sur nos connaissances actuelles des mécanismes sous-jacents aux lésions musculaires induites par l'exercice, de leur dépendance au contexte génétique, ainsi que de leurs conséquences au niveau structurel, fonctionnel, métabolique et clinique. Une compréhension approfondie de ces éléments est une condition préalable à l'inclusion appropriée de l'entraînement excentrique dans la promotion de la santé, la réhabilitation et l'amélioration de la performance.
Stožer et al. (Thu,) ont étudié cette question.