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Les infections grippales humaines présentent un fort cycle saisonnier dans les régions tempérées. Des preuves récentes de laboratoire et épidémiologiques suggèrent que des conditions de faible humidité spécifique facilitent la survie et la transmission du virus de la grippe dans les régions tempérées, entraînant des épidémies hivernales annuelles. Cependant, cette relation est peu susceptible de rendre compte de l'épidémiologie de la grippe dans les régions tropicales et subtropicales où les épidémies surviennent souvent pendant la saison des pluies ou se transmettent toute l'année sans saison bien définie. Nous avons évalué le rôle de l'humidité spécifique et d'autres variables climatiques locales sur la saisonnalité du virus de la grippe en modélisant les informations épidémiologiques et climatiques de 78 sites d'étude échantillonnés dans le monde entier. Nous avons confirmé qu'il existe deux types de conditions environnementales associées aux épidémies saisonnières de grippe : « froid-sec » et « humide-pluvieux ». Pour les sites où l'humidité spécifique moyenne mensuelle ou la température diminuent en dessous de seuils d'environ 11-12 g/kg et 18-21 °C pendant l'année, l'activité grippale atteint son sommet pendant la saison froide et sèche (c'est-à-dire l'hiver) lorsque l'humidité spécifique et la température sont à des niveaux minimaux. Pour les sites où l'humidité spécifique et la température ne diminuent pas en dessous de ces seuils, l'activité grippale saisonnière est plus susceptible d'atteindre un pic dans les mois où les totaux de précipitations moyennes sont maximaux et supérieurs à 150 mm par mois. Ces résultats fournissent un modèle climatique simple basé sur des données empiriques qui rend compte de la diversité des schémas saisonniers de grippe observés dans les climats tempérés, subtropicaux et tropicaux.
Tamerius et al. (Thu,) ont étudié cette question.