Key points are not available for this paper at this time.
Des études précédentes suggérant un lien entre les groupes phylogénétiques d'Escherichia coli et la virulence extra-intestinale ont été entravées par la difficulté d'établir la virulence intrinsèque d'une souche bactérienne. En effet, des facteurs de virulence non identifiés existent, et la susceptibilité de l'hôte à l'infection est hautement variable. Pour surmonter ces difficultés, nous avons développé un modèle murin de virulence extra-intestinale pour tester la virulence des souches dans des conditions normalisées. Nous avons ensuite évalué les relations phylogénétiques par rapport à la collection de référence E. coli (ECOR), la présence de plusieurs déterminants de virulence connus et la létalité pour les souris de 82 souches humaines d'E. coli isolées à partir de selles normales et au cours d'infections extra-intestinales. Les souches commensales appartiennent principalement aux groupes phylogénétiques A et B1, sont dépourvues de déterminants de virulence et ne tuent pas les souris. Des souches présentant les mêmes caractéristiques que les souches commensales peuvent être isolées dans des conditions pathogènes, indiquant ainsi le rôle de facteurs dépendants de l'hôte, tels que la susceptibilité liée à une maladie sous-jacente, dans le développement de l'infection. Certaines souches des groupes phylogénétiques A, B1 et D sont capables de tuer les souris, leur virulence étant le plus souvent corrélée à la présence de déterminants de virulence. Enfin, les souches du groupe phylogénétique B2 représentent une lignée divergente de souches hautement virulentes qui tuent les souris à haute fréquence et possèdent le niveau le plus élevé de déterminants de virulence. Le lien observé entre virulence et phylogénie pourrait correspondre à la nécessité de déterminants de virulence dans un contexte génétique adéquat pour l'émergence d'un clone virulent, une expression de l'interdépendance de la pathogénicité et des activités métaboliques dans les bactéries pathogènes.
Picard et al. (Mon,) ont étudié cette question.