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Résumé Peut-on produire des sites de liaison dans des polymères organiques ou inorganiques—similaires à ceux des anticorps—capables de reconnaître des molécules et pouvant avoir une action catalytique ? Dans cet article, nous passons en revue une méthode, analogue à un mécanisme de formation d'anticorps proposé précédemment, par laquelle, en présence de monomères interagissants, un polymère rélié par liaison croisée est formé autour d'une molécule qui agit comme modèle. Après le retrait du modèle, une empreinte contenant des groupes fonctionnels capables d'interaction chimique reste dans le polymère. La forme de l'empreinte et l'agencement des groupes fonctionnels sont complémentaires à la structure du modèle. Si des modèles chiraux sont utilisés, le succès du processus d'impression peut être évalué par la capacité du polymère à résoudre le racémate de la molécule modèle. L'optimisation du processus a permis d'obtenir des facteurs de séparation chromatographique de α = 4–8 et des séparations de base. Il existe également un grand intérêt pour l'impression de surface de matériaux solides et de monocouches. Dans tous les cas, la structure de la matrice polymère dans les matériaux imprimés et la fonction des groupes de liaison sont d'une importance cruciale. Les mécanismes d'impression et de reconnaissance moléculaire des substrats sont maintenant bien compris. Un grand nombre d'applications potentielles pour cette classe de matériaux sont en cours de développement intensif, par exemple dans la résolution chromatographique des racémates, et en tant qu'anticorps artificiels, chimiosenseurs et catalyseurs sélectifs. L'utilisation de matériaux produits de manière similaire comme modèles enzymatiques suscite également un grand intérêt.
Günter Wulff (Ven) a étudié cette question.