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La pollution de l'air est l'une des principales causes de complications sanitaires et de mortalité dans le monde, affectant particulièrement les groupes à revenu faible, qui ont tendance à être plus exposés et vulnérables. Cette étude documente la relation entre l'exposition à la pollution atmosphérique et la pauvreté dans 211 pays et territoires. En utilisant les seuils de particules fines (PM2.5) révisés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2021, nous montrons qu'à l'échelle mondiale, 7,3 milliards de personnes sont directement exposées à des concentrations annuelles moyennes de PM2.5 non sécuritaires, dont 80 % vivent dans des pays à revenu faible et intermédiaire. De plus, 716 millions des personnes ayant les revenus les plus bas au monde (vivant avec moins de 1,90 par jour) vivent dans des zones avec des niveaux de pollution de l'air non sécuritaires, en particulier en Afrique subsaharienne. Les niveaux de pollution de l'air sont particulièrement élevés dans les pays à revenu intermédiaire inférieur, où les économies ont tendance à dépendre plus fortement des industries et technologies polluantes. Ces résultats sont basés sur des cartes de pollution de l'air et de population à haute résolution couvrant le monde entier, ainsi que sur des estimations de pauvreté infranationales basées sur des enquêtes ménagères harmonisées.
Rentschler et al. (Samedi) ont étudié cette question.